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 Source : La Depeche (12/06/2002)    Source : Nouvel Observateur (12/06/2002)
[Articles du 12/06/2002] - [ Periode : 06-2002 (50 articles)] - [ Source : Liberation (36 articles)]

Article paru le 12/06/2002 - Cet article est la propriété du journal ou société : Liberation

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AZF: onze salariés gardés à vue


Ils étaient chargés de la manutention des produits chimiques.

Onze personnes ont été placées en garde à vue hier matin à Toulouse dans le cadre de l'information judiciaire ouverte pour «homicides et blessures involontaires», après l'explosion de l'usine chimique AZF le 21 septembre.

Il s'agit de salariés affectés aux opérations de manutention sur le site : quatre sont employés par Total FinaElf, propriétaire d'AZF, sept dépendent de deux sous- traitants. La société Surca, domiciliée à Pessac (Gironde) et spécialisée dans la collecte de déchets classés «banals, c'est- à-dire non toxiques et non chimiques», a confirmé, hier après-midi, que trois de ses employés étaient dans les locaux du Service régional de police judiciaire (SRPJ) de Toulouse.

Accident chimique. Selon une source proche de l'enquête, certaines des personnes devaient être déférées à l'issue de leur garde à vue devant les deux juges d'instruction toulousains qui mènent l'enquête ouverte après la catastrophe du 21 septembre (29 morts et plus de 2 000 blessés). Les juges Suc et Fernandez, initialement en charge d'une information judiciaire pour «homicides et blessures involontaires», sont également saisis depuis quelques jours de faits relevant d'«infractions au code du travail». Les gardes à vue engagées hier interviennent moins d'une semaine après la remise aux magistrats d'un rapport de trois experts privilégiant la piste d'un accident chimique causé par un mélange accidentel de nitrate d'ammonium avec des produits chlorés (Libération du 5 juin).

Le rapport, également adressé aux 140 parties civiles, établit que, quelques minutes avant l'explosion, des déchets chlorés ont atterri sur des nitrates déclassés du hangar 221. Les deux produits hautement explosifs quand ils sont mis en contact étaient entreposés dans des sacs identiques, que seule une étiquette distinguait. Selon une source proche de l'enquête, l'employé qui a manipulé ces dérivés chlorés figurait hier parmi les gardés à vue. Le responsable du hangar, aujourd'hui à la retraite, était aussi entendu par le SRPJ. Hier, la société Grande Paroisse, filiale de TotalFinaElf et propriétaire de l'usine AZF, a estimé, dans un communiqué, que les conclusions de ce rapport étaient «prématurées».

Responsabilités. En fin d'après-midi, une trentaine de militants CGT étaient rassemblés devant le commissariat de Toulouse pour dénoncer des gardes à vue «monstrueuses», «scandaleuses», «inadmissibles». «Le responsable reste l'employeur», a indiqué Marc Gianotti, délégué syndical CGT de l'usine AZF. Le vice-président communiste du conseil régional de Midi-Pyrénées, Bernard Marquié, a pour sa part estimé que «les salariés du site sont d'abord des victimes et pas des coupables». «C'est la politique menée par TotalFinaElf qui a conduit à la catastrophe, et c'est le PDG Thierry Desmarets qui devrait être là aujourd'hui avec des menottes aux poignets», a-t-il ajouté l

Jacky DURAND et Gilbert LAVAL


 Source : La Depeche (12/06/2002)    Source : Nouvel Observateur (12/06/2002)

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