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 Source : Nouvel Observateur (16/01/2002)    Source : Le Monde (17/01/2002)
[Articles du 16/01/2002] - [ Periode : 01-2002 (68 articles)] - [ Source : Tout Toulouse (78 articles)]

Article paru le 16/01/2002 - Cet article est la propriété du journal ou société : Tout Toulouse

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SNPE : le phosgène reste, les risques aussi


Photo © Tout Toulouse La réponse de la SNPE est très claire. " La demande de reprise partielle ne signifie pas l'abandon définitif du phosgène ". Quelques jours avant la fin de l'année 2001, l'entreprise a déposé à la préfecture un dossier de demande de reprise d'activité, notamment pour la production de carburants de la fusée Ariane. Ces ateliers ne nécessitent pas l'utilisation du gaz réputé le plus dangereux produit et stocké sur la plate-forme chimique du sud de Toulouse avant l'explosion du 21 septembre dernier.

La SNPE espère ainsi obtenir plus facilement et rapidement le feu vert pour redémarrer son usine, suspendue par arrêté préfectoral au lendemain de la catastrophe. Mais elle ne cache pas qu'elle continue de travailler par ailleurs à la reprise des unités de phosgénation, " dans l'optique d'un flux continu, ce qui est plus complexe et prend donc plus de temps ", comme l'explique Bernard Roussel, à la direction de la communication du groupe à Paris. L'annonce de cette réouverture par étapes souhaitée par l'industriel n'a pas surpris Jean-Pierre Bataille, porte-parole du collectif Plus Jamais Ça ni ici ni ailleurs. " Si nous gardons les carburants, nous retrouverons rapidement le phosgène " pronostiquait-il dès le 2 janvier, à titre personnel. Représentant jusqu'à 75 % de l'activité de l'usine toulousaine, c'est en effet le phosgène qui permettait à l'entreprise d'être rentable. Pour la SNPE, la question est donc de savoir s'il est possible de maintenir la rentabilité de son site toulousain en renforçant la sécurité autour de ce gaz asphyxiant. Les riverains et le collectif Plus Jamais Ça en doutent. L'Etat tranchera. Mais si l'attention reste focalisée sur le phosgène, gaz emblématique des risques mortels que faisait courir le site chimique sur la population de l'agglomération, Jean-Pierre Bataille souligne que la production des carburants nécessite l'emploi de produits dangereux, comme le chlore et l'ammoniac, dont la présence avait aussi justifié le classement du site en zone Seveso. La question est donc de savoir si ces risques peuvent être techniquement confinés dans l'enceinte de l'usine, ou si les périmètres de protection continueraient de déborder sur la ville. Les élus locaux, de Philippe Douste-Blazy à Pierre Izard, ont clairement répété qu'ils n'accepteraient plus d'exposer la population.

La réponse de la SNPE, cette fois, est plus floue. L'industriel n'a pas souhaité communiquer sur les périmètres proposés dans ses nouvelles études de danger. Les rayons peuvent en effet être revus, à la hausse ou à la baisse, à la demande des experts de la DRIRE, qui examinent en ce moment la masse de documents remis à la préfecture. Il semble néanmoins que la SNPE ne puisse pas garantir un confinement à 100 %. L'industriel compte dans ce cas bénéficier des futures dispositions de la loi sur les risques industriels préparée par le ministère de l'environnement, qui prévoit l'expropriation indemnisée des riverains les plus exposés. Selon nos informations, au moins 14 cas d'expropriations seraient envisagées autour de l'usine SNPE de Toulouse.


 Source : Nouvel Observateur (16/01/2002)    Source : Le Monde (17/01/2002)

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