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 Source : La Depeche (02/10/2001)    Source : La Depeche (03/10/2001)
[Articles du 02/10/2001] - [ Periode : 10-2001 (334 articles)] - [ Source : Le Figaro (22 articles)]

Article paru le 02/10/2001 - Cet article est la propriété du journal ou société : Le Figaro

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Toulouse : la thèse de l'accident toujours privilégiée


Alors que les rumeurs les plus folles courent Toulouse, les policiers du SRPJ et les enquêteurs des Renseignements généraux restent sereins. Le procureur avait été plus tranchant : «Ces doutes sont distillés par des personnes que nous avons repérées et dont nous connaissons les intérêts qui les inspirent», avait-il asséné sur un ton n'admettant pas de réplique.«Nous prenons acte de l'émotion ambiante, mais une enquête est d'abord faite de pragmatisme. D'abord, nous recueillons des éléments matériels sur le terrain, c'est la tâche des enquêteurs et des experts pyrotechniciens. Ensuite, nous entendons les témoignages. Plus de cinq cents salariés, sous-traitants et autres personnes ont déjà été auditionnés.

Avant d'analyser ces données, nous les vérifions et les recoupons systématiquement», explique un enquêteur.«On ne peut empêcher un certain emballement de l'opinion publique», admet volontiers un agent des services de renseignement. «Mais, ajoute-t-il, nous, nous nous en tenons à des choses fondamentales: on exploite toutes les pistes sans a priori, et on retient exclusivement les informations avérées.» Les deux services sont unanimes sur un point: «Rien, en l'état actuel des investigations, ne nous permet d'infléchir nos recherches dans une direction plutôt que dans une autre.» Au SRPJ, un enquêteur argumente : «Le travail de constatation n'est pas terminé. Nous entendons d'abord passer au crible la totalité du tas de gravats sans omettre une motte de terre. Dans le même temps, une équipe reçoit chaque jour des dizaines de témoignages. Tous, sans exception, seront entendus. Evidemment, nous ne pouvons pas accueillir tout le monde le même jour, mais il ne faut pas croire que nous négligerons la moindre audition.»

Sur le résultat de leurs investigations, du point de vue tant du renseignement que de l'enquête, on admet que «l'heure n'est pas encore aux conclusions». «En revanche, concède-t-on, dans l'immédiat, les éléments les plus probants que nous avons pu corroborer confortent la thèse accidentelle», et de rappeler qu'il est établi désormais «que les substances stockées dans le hangar, et l'entrepôt lui-même, ne respectaient pas les conditions optimales de conservation des produits». «Cela ne veut pas dire qu'au gré des fouilles ou des témoignages nous ne trouverons pas des arguments pour étayer une autre hypothèse. Je le rappelle: nous ne pouvons pas l'exclure; mais j'insiste: les faits en notre possession nous ramènent vers l'éventualité d'un accident», martèle un enquêteur.

Pour les policiers, les faits objectifs déjà inclus dans l'enquête ont été transmis aux deux magistrats instructeurs. Le procureur de la République les a en partie désignés vendredi: «Il n'y avait pas de détecteur de chaleur sur ce site, et des substances hétérogènes ont pu polluer les ammonitrates.» «Pour autant, nous n'excluons rien encore», avait insisté à son tour le procureur. Tant au palais de justice que dans les services d'enquêtes, on résume ce que l'on peut en revanche prédire: «L'enquête s'annonce longue, d'une part, parce que la tâche sur le terrain est immense, et, d'autre part, parce que rien ne sera laissé au hasard.»

Philippe Motta


 Source : La Depeche (02/10/2001)    Source : La Depeche (03/10/2001)

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